La Fondation Marinette De Cloedt
 

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Dans une maison de style néo-classique construite début 1900, au coeur de petites caves voutées, est né un nouveau lieu culturel. Son approche est majoritairement littéraire quoiqu'est également gardée une petite plage pour des comédies ou spectacles humoristiques à des périodes de l'année plus festives.
Le souhait de la Clarencière est d'amener le public à des spectacles consacrés à la littérature, la poésie, la musique; intelligents mais alliant également le plaisir; sans complications cérébrales inutiles... mais toujours de grande qualité artistique. Cette minuscule salle de cinquante sièges vous accueille dans un cadre chaleureux et convivial; Une petite scène, une bonne régie, une cave de grands murs de briques blanches et un mini-bar avec fauteuils de rotin vous tendent les bras. Quand le temps le permet, le public est invité à prendre sa consommation dans le joli patio fleuri et illuminé. C'est là, également, que l'on peut fumer une cigarette, le théâtre étant un lieu non fumeur.
Dans ce petit salon les comédiens viendront vous rejoindre après le spectacle pour partager avec vous les émotions de la soirée, en toute décontraction...

Après une conférence de presse de lancement, le lieu a vu le jour officiellement début septembre 2001 avec le spectacle Mes Passions Littéraires de Charles Kleinberg. Depuis beaucoup de récitals de poésie y ont été créés avec un grand soin.

La Clarencière créée par Fabienne Govaerts, journaliste culturelle, est l'aboutissement de plusieurs années d'efforts. Son but est la promotion de la littérature par le biais de conférences et spectacles ainsi que la promotion des jeunes artistes et de ceux, moins jeunes, qui, par passion consacrent leur vie à ce genre plutôt difficile d'accès.
La programmation y est de choix et proposée plus spécifiquement les fins de semaines.

Le Théâtre Littéraire de la Clarencière est situé dans un environnement culturel.
A deux pas du Café-théâtre de la Soupape, de l'Ixelles Théâtre, du Théâtre Marni, de l'Ecole d'Architecture de la Cambre, du Conservatoire Royal de bruxelles. Dès juin 2002, il bénéficiera de la présence de la nouvelle Radio Flagey inaugurée dans l'ancien bâtiment de l'INR où était située la radio et la télévision belges ainsi que l'une des salles européennes dotées d'une acoustique de renommée internationale.
Un nouveau lieu convivial et chaleureux à découvrir.


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Salle en 2000  
A la création
   
Salle du théâtre aujourd'hui :  

copyright Gabriel Moulan

La Clarencière
(chanson composée et interprétée par Marc Gooris)

C'est un havre de paix aux passions tourmentées
Du coeur, de la sueur donné par des âmes étoilées
Ca fait d'une cave voûtée un vaisseau déchaîné
Sur l'océan des mots, cinglant vers la beauté

Il n'y a ni fausses stars, ni vaines prétentions
Rien que des artisans, des faiseurs d'émotions
Qui allument au couchant des milliers de lampions
Et font cogner une heure nos âmes à l'unisson

C'est un petit théâtre en plein coeur de Bruxelles
Auprès de l'église, comme protégé par Saint-Michel
On s'y retrouve ensemble, le soir, entre fidèles
Nos spectacles chevauchent au-delà du réel
Les rêves jamais ne verseront dans l'ornière
Puisque Fabienne est là, on aime la Clarencière

Entrez public, entrez badauds, entrez chalands,
Vous trouverez ici bien plus que du talent
Au bout de la soirée, quand nous boirons une bière
Vous comprendrez pourquoi on aime notre galère

Allons, c'est l'heure, il faut descendre l'escalier
Hugo, Musset sont soigneusement couchés
Les retardataires, Geoffrey, sont enfin arrivés,
Monte la lumière, les comédiens viennent jouer

C'est un petit théâtre en plein coeur de Bruxelles
Auprès de l'église, comme protégé par Saint-Michel
On s'y retrouve ensemble, le soir, entre fidèles
Nos spectacles chevauchent au-delà du réel
Les rêves jamais ne verseront dans l'ornière
Puisque Fabienne est là, on aime la Clarencière

18/10/2004

La Clarencière est en deuil, André Clarence s’en est allé sur la pointe des pieds…

Un peu misanthrope, un peu fêtard, un peu cynique, un peu flagorneur mais toujours pudique … Il fallait connaître André Clarence dans l’intimité pour savoir que derrière ses armures battait un cœur sensible et vivait un homme qui avait la larme facile devant un film romantique. Râleur comme un pou mais heureux comme un enfant quand il était allongé dans le gazon admirant un feu d’artifice, André était multi facettes, tout comme l’a été sa carrière !

Né et engagé à la grande époque du TNB, commençant ses armes au Théâtre Royal du Parc et au Vaudeville; c’est très rapidement au TNB qu’il est engagé à l’année faisant partie des scouts-routiers initiés et dirigés de main de maître par Jacques Huisman grand novateur et homme passionné. Avec cette nouvelle troupe de théâtre il va parcourir la Belgique de long en large, allant à la rencontre du futur public du National, celui des campagnes profondes, du plus infime petit village perdu dans le fond de la Belgique mais aussi faire la joie de Gilbert Trigano qui lance alors le fameux «  Club Med «  où sont invités les comédiens du National pour distraire les clients.

C’est Jacques Huisman qui d’ailleurs lui offrit de prendre un nom de scène et tout naturellement André choisit le nom de Clarence car il jouait le duc de Clarence dans «  Richard III « de Shakespeare, son premier rôle au TNB.

Amateur de bons vins, d’une bonne bière belge mais aussi de jolies femmes, séducteur mais fidèle, d’apparence superficielle mais profondément attaché à ses proches, à son fils, à mes fils et à ses rares amis, André Clarence était un comédien, vrai et cultivé qui avait du panache, de la conversation, qui savait tout faire et à qui rien ne faisait peur. Grand sportif durant de très nombreuses années, cultivant son corps il pouvait s’atteler à tous les rôles, qu’il joue, danse, chante, joue des claquettes, combatte à l’escrime ou monte sur des échasses pour les besoins d’un rôle. Lui si pudique n’avait pas hésité à apparaître nu chantant sous un parapluie dans «  New-York, New-York «  mis en scène par Bernard De Coster.

Car Clarence était un excellent second rôle, il savait «  servir la soupe « et l’a fait tant et tant de fois pour André Debaar, Jean-Claude Frison, Michel de Warzée ou Jean-Claude Drouot avec ses fidèles comparses, permanents du TNB comme Anne Marev ou Raymond Lescot. C’est Jean-Claude Drouot qui en fin de mandat de directeur du TNB lui a offert son dernier rôle. Devant la détresse de Clarence face à l’heure de la retraite, il lui fit écrire un dernier petit rôle dans «  Le misanthrope « de Molière avec plusieurs petits personnages. C’est d’ailleurs dans ce spectacle que répétant sur un pratiquable positionné sans lumières et portant un masque d’apiculteur qui le rendait à moitié aveugle, Clarence s’est retrouvé un mètre plus bas, avec pour conséquences un nez rouge pivoine trois fois plus volumineux qu’à l’accoutumée pendant toute la série de représentations.

C’est devant cette vacance qui lui était devenue insupportable que je décidai, alors en couple avec lui, de créer un petit lieu où il aurait enfin l’opportunité d’un rôle principal, chance qui ne lui avait jamais été offerte. Mais le temps de clôturer le magazine, les Prix Bizz’art et de créer La Clarencière, André continua à rêver de remonter sur les planches et, exigeant, n’osa plus jamais affronter le regard d’un public. Ainsi chaque matin à l’heure du petit déjeuner s’ouvrait le même débat, la même interrogation, jouer ou pas ??? Pourtant Claude Rappé lui avait offert un magnifique rôle titre dans sa pièce «  Le grenier «  et rendez-vous était pris pour la jouer au théâtre de la Vie, accompagnée de Yannick Rolland et mise en scène par Herbert Rolland. Régulièrement aussi, sur le gazon d’Oteppe, il rêvait avec Roger Simons d’une comédie qu’ils joueraient ensemble mais la rigueur des répétitions et le manque de liberté lui faisaient peur. Il est vrai que travailler au TNB était un véritable sacerdoce, donner des animations scolaires le matin, jouer en matinée et jouer un autre spectacle en soirée, parcourir la Belgique en car durant des longues semaines en tournée, changeant d’endroit chaque jour. La liberté lui avait énormément manqué même si la vie d’acteur l’avait rendu heureux. Mais le destin … Il ne remontera jamais sur scène même s’il assista à chacun des spectacles de la Clarencière depuis sa création en 2000 sauf pour tourner un film en 2006 «  La sonate blanche « pour Manon Coubia, jeune réalisatrice de l’INSAS, un personnage perdu dans les Ardennes au cœur d’un hiver glacial et neigeux. Son dernier rôle, superbe, émouvant et tout en sobriété qui rend sa dignité à la vieillesse. Car « Tout doucement, le vieillesse s’installe, petit à petit, par délicatesse… ». Un film lent et contemplatif de belle facture qu’il eut grand plaisir à interpréter.

André Clarence, de son vrai nom André leclercq s’en est allé sur la pointe des pieds, à quelques jours de ses 88 été, sans bruit, discrètement tout comme il avait vécu. Sûrement aujourd’hui il lève sa flûte de petites bulles, tant affectionnée, avec ses vieux camarades qu’il a accompagnés durant 45 années de bons et loyaux services : André Debaar, Bernard De Coster, Liliane Vincent, Gisèle Oudart, Billy Fassbinder et Jacques Huisman. Certainement, il porte un toast à la continuité du théâtre, qu’il a tant aimé, rejoint ces jours-ci par son ami de toujours, Raymond Lescot.

Souvent nous nous sommes chamaillés à propos de théâtre, André Clarence faisait partie de la génération gâtée du TNB même s’il refusait de l’admettre et que chaque année il devait renégocier son contrat auprès de Jacques Huisman, c’était malgré tout le temps des années dorées du théâtre. Moi je vivais la vie des jeunes compagnies qui doivent tout assumer seules. André était un inconditionnel de Molière et du légendaire «  grommelot «  de Debaar et fan de Dario Fo où il excellait notamment dans «  Cette dame est à jeter «, et moi plutôt de Racine, Strindberg, Sartre, Horovitz, Baudelaire. Les discussions se soldaient régulièrement par des portes claquées, comme dans Feydeau ou Labiche. Avec André la vie était un théâtre permanent. Qu’importent les divergences artistiques, il restait le cœur.

Mais happée par le rythme infernal du théâtre, toujours entre les théâtres de Bruxelles et d’Avignon et très souvent à Dakar en projets artistiques je n’étais pas auprès de lui les derniers temps et je le regrette bien car depuis plus d’un quart de siècle nous partagions tellement de choses. Ma seule consolation est que je sais qu’il me le pardonnerait car il me pardonnait tout et toujours avec un air attendri et un sourire compréhensif. La Clarencière lui offrira au cours de l’année 2013 la création d’un spectacle Molière car c’est le souhait qu’il aurait formulé s’il avait encore pu choisir un auteur à produire.

L’année 2013 sera jouée en hommage à André CLARENCE et nous espérons y accueillir ses dernières relations.

A ta santé André, on jour on se retrouvera pour confronter nos divergences sur ce qu’est le théâtre et refaire le monde, encore !

Ton amie de toujours, Fabienne Govaerts et ses enfants Eric et Geoffrey.






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Contacts

Direction artistique
02/640 46 70 du mardi au vendredi de 11h00 à 17h00
Fabienne Govaerts

fabienne.govaerts@skynet.be

Régie technique
Geoffrey Dressen
Réservations
02/640 46 76 de 11h00 à 18h00
Mode de paiement
Au comptant ou par compte à l'asbl du Théâtre de la Clarencière
BBL BE57 363 5777412 35
Adresse
20 rue du Belvédère - 1050 Bruxelles
Situation géographique
près de la Place Flagey et de l'Eglise Sainte-Croix, dans la petite rue parallèle arrière à l'ancien bâtiment de l'I.N.R. devenu aujourd'hui Radio Flagey.
Accès
bus 38/59/60/71/366 Trams : 81
Foyer et jardin
ouverts 30 minutes avant le spectacle, soit 20h00 ou 15h30

Le bar

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